Les incontournables de la Jordanie

La Jordanie, pays de mystères et de fantasmes, renferme de nombreux trésors, dont le plus populaire : Pétra. Cependant, la Jordanie ce n’est pas que la célèbre cité nabatéenne et il serait dommage de penser qu’un séjour en Jordanie ne se limite qu’à sa visite. Non, la Jordanie c’est également un pays désertique avec des décors qui n’ont nul autre pareil, mais aussi quelques kilomètres de côtes, le long de la mer rouge et des paysages envoûtants à découvrir sur les bords de la mer morte. Mais la Jordanie c’est surtout un peuple chaleureux, l’un des plus accueillants de tous les pays que j’ai pu visiter. Je vous emmène donc découvrir les incontournables de la Jordanie.

Pétra, la cité oubliée de Jordanie

Pétra, la fabuleuse cité antique, est évidemment l’attraction principale de la Jordanie. Cette cité fut érigée par les Édomites mais ce sont les nabatéens qui, en en prenant son contrôle, l’ont faite prospérer et l’ont rendue si célèbre. La magnifique cité nabatéenne subit en plusieurs siècles différents changements et influences puis sombra dans l’oubli après le 13ème siècle. Ce n’est qu’en 1812 que Pétra est redécouverte par le monde occidental grâce à l’explorateur suisse Jean-Louis Burckhardt. Pétra est aujourd’hui le site le plus connu de la Jordanie et certains touristes qui voyagent dans la région ne viennent que pour y faire un crochet. D’ailleurs le site est pris d’assaut dès 8h du matin par des bus entiers de touristes et l’entrée de Pétra devient complètement ingérable avec des hordes entières de personnes qui y prennent des selfies. Mon conseil donc : pour avoir le site pratiquement pour vous tout seul, il faut s’y rendre dès l’ouverture (6h du matin lorsque j’y suis allée). Certains se demandent également combien de jours rester à Pétra (notamment pour l’achat du Jordan Pass) et surtout ce qu’il y a à visiter. Car le site de Pétra n’est pas exclusivement représenté par le Siq et le Kazneh. En réalité c’est une cité entière que vous pouvez découvrir et il serait franchement dommage de ne se cantonner qu’à l’entrée de Pétra, même si celle-ci reste le lieu de prédilection des visiteurs. Et pour plus de détails, voici l’article permettant de bien préparer son voyage en Jordanie.

Le Wadi Rum, désert jordanien

Avez-vous déjà pensé à bivouaquer dans le désert comme un vrai bédouin? Visiter le désert rouge de Jordanie, le Wadi Rum, est l’occasion de le faire. En plus du sable, ce désert se compose de canyons et d’arches magistraux qui donnent au paysage une impression surréaliste. C’est l’un de mes coups de coeur jordanien notamment parce que le désert est immense et malgré quelques touristes il est possible de s’y retrouver seul au monde (enfin avec votre guide). Parce que, oui, il vous faudra un guide pour parcourir les différentes parcelles du désert, guide qui, souvent, connaît le désert comme sa poche. C’est un lieu authentique, pour l’instant préservé du tourisme de masse et très peu dénaturé. Il est possible d’y rencontrer de vrais bédouins, ces nomades qui vivent encore dans le désert malgré l’urbanisation de leur pays. Pour mon excursion j’avais donc choisi la formule 2 jours et une nuit (il faut au moins ça), en passant par l’agence Wadi Rum Circuit qui avait gentiment accepté de nous prévoir des repas vegan. Le contact avec Marjorie s’est fait en français, ce qui a simplifié les démarches et j’ai fait la rencontre de Mahmoud, mon guide pour les deux jours dans le désert (que je recommande chaudement). D’ailleurs, il est possible de réserver directement une excursion avec Mahmoud puisqu’il a monté sa page Facebook Les étoiles du Wadi Rum. Malgré la très bonne organisation de Wadi Rum Circuit, je préconiserai de passer directement par Mahmoud puisque souvent les tours opérateurs se prennent une com mais qu’en plus aucun geste commercial n’a été réalisé pour nous lorsque nous avons abrégé notre tour dans le désert. En effet, manque de chance, mon cher et tendre a dû annuler son tour dans le circuit pour cause de mal de dos intense. Je me suis donc retrouvée seule avec Mahmoud et je n’ai pas pu effectuer la deuxième journée dans le désert car je suis tombée très malade (#LaTouristaCestPourMoi). J’ai donc payé plein pot les 2 jours et une nuit pour deux personnes. Mahmoud, voyant qu’aucun geste n’a été fait pour moi, a refusé de prendre le pourboire que je voulais lui donner. C’est un grand coeur qui s’est plié en 4 pour m’aider alors que j’étais malade et qui m’a fait découvrir son univers et son désert en me montrant des coins hors des sentiers battus. Je ne le remercierai jamais assez pour son dévouement. Je ne peux donc que vous conseiller de le rencontrer et de lui demander de vous raconter quelques blagues de bédouins.

Le Wadi Mujib et la mer morte

Et ce fut le véritable coup de coeur de cette aventure jordanienne! Oui, plus que Pétra que je rêvais de visiter depuis toute petite, oui, plus que le désert du Wadi Rum, et, franchement, j’aimerais retourner en Jordanie juste pour ce moment extraordinaire que j’ai vécu au Wadi Mujib. Malheureusement les photos ne rendent pas justice à la beauté du lieu. Vous allez comprendre pourquoi. Le Wadi Mujib est une sorte de canyon traversé par une rivière et qu’il est possible d’arpenter au cours de randonnées aquatiques ou de canyoning. La plupart des gens viennent parcourir le Siq Trail, c’est le parcours que vous pouvez aisément faire tout seul. Il faut juste ne pas avoir peur de l’eau et avoir un minimum de force pour lutter contre le courant. Et c’est donc dans le Siq Trail que je me suis aventurée. L’eau m’est facilement arrivée quelques fois jusqu’aux épaules. Si vous tenez à faire des photos il faut donc être équipé (j’avais acheté un sac étanche à Décathlon ainsi qu’une pochette pour le smartphone). Et c’est donc mon smartphone, qui, avec la qualité médiocre de son appareil photo, m’a donc permis d’immortaliser ce parcours aquatique. Grosse frustration donc lorsqu’on fait de la photographie de voyage (appelons ça comme ça). La qualité n’est donc pas au rendez-vous mais cela permet d’offrir un aperçu du canyon. Et c’est un moment extraordinaire que j’ai vécu. Quasiment seule au monde à dériver dans l’eau qui circule entre les deux parois du canyon. Le site est spectaculaire, incroyablement beau et, il faut l’avouer, le côté aventure m’a énormément plu. Quant à la mer morte, j’ai parcouru ses rivages en me rendant au Wadi Mujib et elle est tout simplement magnifique avec ses monticules de sels cristallisés.

La réserve de Dana et la route du roi

La route du roi sillonne la Jordanie du Nord au Sud sur environ 400km. C’est une route peu fréquentée pour la simple et bonne raison qu’elle est tortueuse, sinueuse et que si vous voulez traverser la Jordanie elle vous fera malheureusement perdre du temps. Il existe en effet des routes beaucoup plus rapides, des sortes d’autoroutes qui permettent d’avancer plus facilement et plus rapidement. Mais la route du roi vaut tout de même le détour. C’est un des itinéraires les plus pittoresques du pays avec son lot de montagnes, de canyons, de dunes, etc.

En deuxième intention je voulais également évoquer la visite de la réserve de Dana (non je ne vous ferai pas l’affront d’évoquer la fameuse chanson). Cette biosphère, très aride, renferme de nombreux trésors, comme des espèces rares de plantes et d’animaux et offre la possibilité de faire des treks extraordinaires. Je n’ai malheureusement pu en découvrir qu’une toute petite partie car mon corps n’était pas remis de la tourista et surtout de l’effort que j’ai fait pour visiter Petra juste avant. Dans tous les cas, et si votre voyage vous le permet, vous devriez trouver dans cette région montagneuse et calme, de quoi satisfaire votre curiosité de voyageur.

Aqaba

Enfin, la dernière destination qui me semble incontournable de la Jordanie c’est la ville portuaire d’Aqaba, située en bordure de mer rouge. Cet endroit est parfait si vous souhaiter vous baigner, faire du snorkeling ou encore de la plongée. La mer rouge est effectivement réputée pour ses trésors sous-marins et il serait dommage de vous en priver si jamais vous êtes en Jordanie. Attention cependant, ne vous y trompez pas, Aqaba a beau être en bordure de mer, c’est l’endroit le plus chaud de la Jordanie et les températures au mois de Juin étaient tout bonnement insupportables. En plongée c’était évidemment agréable mais si vous décidez de vous y balader, l’air peut vite devenir étouffant. Enfin, parce que les femmes vont surement se poser la question, quelle “tenue de bain” adopter si vous souhaitez patauger dans la mer rouge? J’ai personnellement suivi les conseils d’autres blogs en optant pour une tenue couvrante du corps (pantalon et T-shirt spécialement conçus pour la baignade). De toute façon, au vu de la chaleur et du risque de coups de soleil, être complètement recouverte avec des vêtements anti-UV n’était pas spécialement une mauvaise idée. En tout cas évitez le bikini sur les plages publiques qui risquerait de vous apporter plus d’ennuis que de plaisirs.

La Jordanie : bilan mitigé

Oui, il faut bien l’avouer, la Jordanie fait partie de mes voyages au bilan mitigé. Mitigé d’une part à cause de l’expérience personnelle que j’en ai faite. Comme précisé un peu plus haut, je suis tombée malade, une très belle gastro que j’ai du gérer en plein milieu du désert du Wadi Rum (je vous épargne les détails) et tout le reste de mon séjour. J’étais épuisée à Petra, j’ai donné tout ce que j’ai pu pour me rendre jusqu’au monastère, au point de me retrouver à la limite de tomber dans les pommes. C’est dommage car du coup j’ai très peu profité de mon séjour là-bas. Mon cher et tendre m’a quitté après seulement 4 jours sur place (il est simplement rentré en France pour raisons médicales et nous avons passé une soirée à l’hôpital d’Aqaba). Je me suis donc retrouvée seule pour le reste de mon séjour en Jordanie. Mais je suis également mitigée parce que j’ai été très mal à l’aise à plusieurs moments dans le pays. D’une part il faisait sacrément chaud, sans une seule goutte d’eau à l’horizon et j’ai trouvé cela extrêmement oppressant (allez savoir pourquoi). Mais aussi, et surtout, parce que dans les zones non touristiques, le pays est une décharge à ciel ouvert, entre détritus littéralement partout sur le bord des routes et odeurs de cadavres infectes qui abondent près de certains précipices (j’ai supposé que des corps d’animaux en décomposition y étaient jetés). C’est franchement dommage car j’ai adoré le peuple jordanien, sa gentillesse et son accueil. Les gens ont toujours été adorables avec nous, prêts à aider, très solidaires et vraiment très chaleureux. Ce pays regorge de merveilles et ses habitants en font clairement partie. Et même si nous avons des efforts à faire en France contre la pollution (et je m’en offusque aussi, ne vous en faites pas), j’ai trouvé déplorable l’état du pays, qui était loin d’être aussi idyllique que ce que les reportages photos nous en proposent. C’est pourquoi je voulais l’évoquer ici, dans cette conclusion. Malgré ce point noir, c’est un pays que je recommande, bien évidemment, car les expériences à y vivre y sont extraordinaires.

Et pour ceux qui sont décidés à partir, voici l’article consacré à l’organisation d’un voyage en Jordanie.

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