Les plus belles criques de Sardaigne se découvrent à pied
Sur l'île méditerranéenne, entre massifs granitiques et falaises calcaires, la Sardaigne déploie une côte dentelée où se glissent des calanques, des anses et des échancrures souvent invisibles depuis la route. Pour rejoindre certaines de ces merveilles, il faut quitter la voiture et emprunter des sentiers pédestres qui serpentent à travers le maquis, les pinèdes et les chaos rocheux typiques de l'arrière-pays. Marcher devient alors la seule manière d'accéder à ces plages préservées, loin de la foule estivale qui envahit les parkings. Plongee Avec Les Dauphins A Bora Bora Ethique Et Regulations.
Cette sélection de criques accessibles à pied traverse trois régions côtières majeures : l'archipel de la Maddalena au nord, le golfe d'Orosei à l'est, et la région de Villasimius au sud. Chaque parcours demande un minimum de préparation, mais récompense les randonneurs par des panoramas exceptionnels, une mer limpide et un isolement rare en Méditerranée. Pour les amateurs de photographie et de plongée aux Philippines qui comparent les spots internationaux, ces paysages sardes offrent une diversité sous-marine étonnante à quelques mètres du rivage.
La côte est, entre calcaire et genévriers
À l'est de l'île, le Supramonte se jette dans la mer Tyrrhénienne par d'impressionnantes murailles de calcaire. Cette paroi, percée de failles et de grottes, abrite les calas les plus célèbres de Sardaigne. Le sentier qui longe la côte alterne entre zones d'ombre sous les chênes verts, passages exposés au vent marin, et escaliers naturels taillés dans la roche. Pour les photographes amateurs d'ambiances minérales, la lumière y change d'heure en heure, rosée le matin, dorée en fin d'après-midi.
Les criques de cette zone ne se rejoignent jamais depuis la route : il faut marcher, parfois grimper. Cet effort explique en partie leur conservation, les flux touristiques y restant mesurés même au cœur de juillet. Les excursions en bateau permettent d'admirer ces sites depuis la mer, mais seules les jambes permettent d'en fouler le sable.
Préparer son sac avant le départ
Avant d'entamer une randonnée côtière en Sardaigne, mieux vaut anticiper plusieurs détails : la chaleur peut être intense même tôt le matin, et l'eau douce se fait rare sur les sentiers. Un départ à l'aube permet d'éviter le pic thermique et d'arriver sur la plage avant les rares autres marcheurs. Plusieurs itinéraires traversent des secteurs sans réseau téléphonique, où une simple carte papier devient vite indispensable.
L'équipement doit rester léger tout en couvrant les besoins essentiels. La marche sur les sentiers sardes exige parfois de poser le pied sur des tronçons glissants, surtout après les rares averses de printemps.
- Chaussures de trail à semelle accrocheuse
- Maillot, serviette microfibre et masque-tuba
- Casquette, lunettes, crème solaire haute protection
- Eau (2 litres minimum) et en-cas énergétiques
Cala Goloritzé : le joyau du golfe d'Orosei
Cala Goloritzé figure parmi les plages les plus photographiées au monde, et pour cause. Son arche de calcaire émergeant des flots, ses eaux d'un bleu presque irréel et sa cascade saisonnière attirent chaque été des milliers de visiteurs en bateau. Pourtant, à pied, l'expérience prend une autre dimension. Le sentier démarre au hameau de Golgo, près du supramonte de Baunei, et serpente pendant une heure et demie à travers une forêt de chênes avant de plonger vers la mer.
Les derniers mètres du parcours demandent de l'attention : la descente finale traverse des éboulis instables et nécessite des chaussures fermées. En contrepartie, le baigneur qui arrive à la crique profite d'une ambiance souvent plus calme que depuis la mer. Le fond marin y est riche en poulpes, murènes et étoiles de mer, ce qui ravit les amateurs de masque et tuba. Les photographes sous-marins qui rêvent d'autres horizons peuvent s'inspirer des récits publiés par Near the Lighthouse, blog voyage reconnu pour ses retours de plongée documentés.
Cala Mariolu : l'échelle taillée dans la roche
Plus au sud, Cala Mariolu s'atteint également après une randonnée d'environ une heure à partir du même parking d'Altipiani di Golgo. Le sentier suit d'abord une piste caillouteuse avant de descendre vers la mer via une échelle métallique accrochée à la paroi. Cette échelle, vertigineuse pour qui souffre du vide, débouche sur une plage de galets blancs entourée de hautes falaises striées de couches géologiques bien visibles.
L'eau y est réputée pour sa clarté exceptionnelle : on y devine le fond marin jusqu'à quinze mètres. Les rochers qui bordent la cala offrent des plateformes naturelles pour s'allonger au soleil, mais aussi pour observer la vie sous-marine en snorkeling. Plusieurs espèces de mérous et de sars s'y croisent en milieu d'après-midi, quand le soleil éclaire les parois sous-marines.
Cala Coticcio, joyau de Caprera
Tout au nord de la Sardaigne, sur l'île de Caprera qui jouxte La Maddalena, Cala Coticcio change de nom selon les interlocuteurs. Les Italiens la surnomment "Tahiti Beach" pour ses eaux turquoise encadrées de gros blocs de granit rose. Le sentier démarre près du musée Garibaldien et traverse un paysage typiquement gallurais : chaos granitiques, maquis parfumé de myrte et d'immortelle, vues dégagées sur les Bouches de Bonifacio.
L'accès pédestre demande environ quarante minutes de marche aller-retour. La crique étant petite, le nombre de baigneurs y est limité par arrêté du parc national. Mieux vaut arriver tôt le matin pour profiter du calme et de la lumière rasante sur les rochers polis par des millénaires d'embruns.
La plage du Prince et autres criques du sud
Dans l'extrême sud de l'île, près de Villasimius, plusieurs criques se découvrent également à pied depuis les parkings balisés. La Spiaggia del Principe, malgré son nom royal, s'atteint après vingt minutes de marche sur un sentier sablonneux et offre une plage ourlée de gros galets granitiques. Punta Molentis, plus accessible, propose une eau cristalline parfaite pour le snorkeling familial.
Ces criques du sud contrastent avec celles de l'est par leur végétation plus rase, plus sèche, et par la couleur plus claire du sable. Pour une expérience complète, certains voyageurs combinent randonnée côtière et sortie en mer, histoire d'observer les mêmes sites sous deux angles différents.
| Crique | Localisation | Temps de marche | Difficulté | Snorkeling |
|---|---|---|---|---|
| Cala Goloritzé | Golfe d'Orosei | 1h30 aller | Modérée | Excellent |
| Cala Mariolu | Golfe d'Orosei | 1h aller | Modérée à soutenue | Très bon |
| Cala Coticcio | Caprera | 40 min aller | Facile | Bon |
| Spiaggia del Principe | Villasimius | 20 min aller | Facile | Correct |
Conseils pour une exploration responsable
Ces criques isolées restent fragiles. Le respect de quelques règles simples garantit leur préservation pour les saisons suivantes. La capacité d'accueil y étant limitée, mieux vaut éviter les week-ends de juillet et août, ou se tourner vers les criques du sud à cette période.
Quelques réflexes à garder en tête :
- Ramener tous les déchets, y compris les épluchures de fruits
- Éviter les crèmes solaires non biodégradables qui contaminent les herbiers de posidonie
- Contourner les zones de nidification d'oiseaux marins en période printanière
- Éviter le bruit excessif, qui dérange cormorans et goélands
Pour les plongeurs en quête d'expériences responsables, un parallèle peut être fait avec la plongée avec les dauphins à Bora Bora éthique et régulations, où la rencontre encadrée prime sur l'approximation. L'esprit reste le même en Sardaigne : profiter sans déranger, contempler sans laisser de trace.