Bohol

Nous arrivons sur Bohol, et plus précisément dans le port de Tagbilaran, à la tombée de la nuit. Nous optons pour nous loger sur Alona beach, point de départ pour l’île de Balicasag, un des paradis de la plongée, bien connu aux Philippines. Notre intérêt sur l’île de Bohol se porte également sur le sud et le centre de l’île, c’est pourquoi nous décidons de rester à Alona beach et de nous balader aux endroits qui nous intéressent. Voici donc la carte de l’île et les quelques visites que nous avons effectuées.

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Carte de Bohol. Nous avons visité 1-Alona beach, 2-Les Chocolate Hills, 3-La Bohol Bee Farm et 4-Le sanctuaire des tarsiers de Corella.

Alona beach et plongée à Balicasag Island

À peine arrivés de Tagbilaran nous prenons un taxi direction Alona Beach, au sud de Bohol, sur l’île de Panglao. La nuit que nous passons sur place a été un enfer. Ayant mangé un peu plus tôt à Cebu City chez un vendeur de fast-food à la sauvette, et la viande n’étant surement pas fraiche, nous tombons malade, très malade. Suffisamment pour passer une journée entière et deux nuits complètes à ne pas pouvoir sortir de notre chambre. Nous perdons donc un peu plus d’une journée sur place. Cependant, suite à cet incident (qui nous a valu d’être tout de même continuellement mal en point, même après notre retour des Philippines), je m’organise une sortie plongée sur l’île de Balicasag, petit morceau de terre situé juste en face de l’île de Panglao (pour voir les vidéos, c’est ici). La réputation des récifs de Balicasag n’est plus à faire; les couleurs, majestueuses, alliées à bon nombre d’espèces sous-marines (telles que des tortues), en font un paradis des plongeurs. Un vrai régal.

Balicasag Island
Balicasag Island
Tortue Balicasag
Tortue lors de la plongée À Balicasag

Les Chocolate Hills

Après une matinée à buller en compagnie des tortues et autres merveilles sous-marines, nous nous contentons de nous reposer car nous sommes toujours très fatiguées à cause de notre coup du sort. Le lendemain nous louons des scooters et partons à la découverte de l’île de Bohol, en direction d’une de ses plus célèbres attractions : les collines de chocolat. Ces formations géologiques uniques au monde sont sans rappeler des sucreries chocolatées lorsqu’elles se parent d’une couleur marron à certaines périodes de l’année. C’est de là dont elles tirent leur nom. Il y a plusieurs entrées au site et plusieurs points de vue pour admirer ces dômes géants sortis de nulle part. De là où nous sommes nous remontons la route qui fait passer par Loboc en direction de Carmen. Après avoir payé une taxe pour l’entrée nous continuons à remonter la route pour arriver au centre touristique, poser notre scooter et gravir les marches pour accéder au point de vue qui donne sur les collines.

La nature est véritablement étrange, et les chocolate hills en sont la preuve. Un paysage extra-terrestre s’ouvre devant nos yeux. Les collines semblent totalement artificielles et s’étendent jusqu’à ne plus pouvoir les distinguer derrière la ligne d’horizon. C’est très original, mais malheureusement nous tombons sur un moment très chargé touristiquement parlant. Un conseil alors : y aller dès l’ouverture avant que la masse humaine ne vienne surcharger le paysage.

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Les collines de chocolat, un des principaux attraits de Bohol
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Des collines de chocolat à perte de vue

Les ponts suspendus de bambou

Nous ne restons pas longtemps sur le site des chocolate hills. Bien que très jolies, nous tournons vite en rond et nous ne pouvons pas faire grand chose de plus que prendre quelques photos. Nous repartons donc en direction de Panglao, en faisant un léger détour vers Loboc, là où sont suspendus des ponts de bambou jumeaux, qui passent au dessus de la rivière Loboc. La rivière, semble elle aussi être complètement sortie d’un roman de science fiction tant sa couleur vert olive paraît irréelle. Une jolie étape sur une île de Bohol aux paysages farfelus.

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Les ponts suspendus de Loboc
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Les ponts de bambou et la rivière verte
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De passage à Loboc

Bohol Bee Farm

Finalement, avant de rentrer sur Alona Beach nous faisons un détour par la Bohol Bee Farm. C’est un endroit véritablement surprenant où il est possible de loger, de manger ou simplement de visiter. On y trouve principalement une petite échoppe dans laquelle des produits plus que naturels sont présentés. C’est le parfait endroit pour ramener des souvenirs, qui sont à la fois écologiques mais aussi produits localement. Entre produits de beauté, nourriture originale ou encore objets décoratifs, tout ici respire l’artisanat local. D’ailleurs lors de la visite nous passons devant les plantations d’Aloe Vera, de thé vert et autres plantes utilisées dans les produits vendus en boutique, mais également devant quelques ruches où des abeilles bourdonnent ci et là. C’est un endroit magnifique, au bord de l’eau qui vaut véritablement le détour.

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Bienvenue à la Bohol Bee Farm
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Aloe Vera de la Bohol Bee Farm
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Plantation de thé vert
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Fabrication artisanale de différents tissus
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Et les petites abeilles qui ont fait la renommée du lieu

Le sanctuaire des tarsiers de Corella

Nous rentrons de la Bohol Bee Farm le soir. Après une bonne nuit de sommeil nous repartons le lendemain, avant de prendre le ferry pour rejoindre Siquijor, vers le sanctuaire des tarsiers. Les tarsiers sont de petites créatures (des primates pour être plus précis) absolument adorable mais très fragiles et considérées comme en danger. Les tarsiers ont la particularité d’avoir des yeux immenses et de pouvoir pivoter leur tête à 180°. Impossible à garder captivité, ces petits primates en viennent à se blesser sous l’influence d’un très gros stress. Nous avons donc choisi de nous rendre au sanctuaire de Corella plutôt que celui de Loboc, car il dispose d’une réputation bien plus éthique que ce dernier. Chaque groupe dispose d’un guide qui le mène sur les chemins où vivent les tarsiers. Ils les repèrent tous les matins sur leur territoire. Les tarsiers ne sont en aucun cas en captivité mais bel et bien dans leur élément naturel et c’est à nous de venir à eux plutôt que le contraire. Tout est calme alentour, le silence est de mise afin de ne pas stresser les animaux. Il est possible de poser plein de questions au guide qui est une encyclopédie vivante en ce qui concerne cette petite bête. Un petit musée est également mis à disposition afin d’en savoir plus sur les tarsiers. Au final la visite ne dure pas plus de 15 minutes, le temps d’aller à la rencontre de différents tarsiers et de prendre quelques photos. Une très belle initiative, qui semble s’inscrire dans un cadre éthique.

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Un tarsier et ses yeux immenses
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Le tarsier, une créature extra-terrestre
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Le tarsier : une espèce en danger

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